Notre Contribution au Comité d'Organisation de "Africa 21" 21/05

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 A l’occasion de la célébration de 50 ans d’indépendance, plusieurs pays Africains ont décidé de mettre sur pied des initiatives telles que de nombreuses cérémonies et plates-formes ou des consensus seront sûrement retenus. La plus importante de ces plates-formes est la conférence internationale « AFRICA 21 », qui se tient actuellement à Yaoundé – Cameroun du 18 au 19 Mai 2010, où les participants devront se pencher sur les défis et les opportunités de l’Afrique. En tant qu’agence de développement, notre organisation qui œuvre depuis près de 13 ans dans la création et l’accompagnement des initiatives locales, pouvant permettre au populations impliquées d’accroître leur niveau de vie tout en préservant les valeurs écologiques, a participer à ce grand rendez-vous. Nous évoquons dans le présent article, quelques défis majeurs liés aux changement climatiques en Afrique et espérons que les membres du comité de « AFRICA 21 » prendront cela en compte lors de leurs délibérations.

 Les défis  d’Adaptation de l’Afrique au changement climatique

A l’occasion de la célébration de 50 ans d’indépendance, plusieurs pays Africains ont décidé de mettre sur pied des initiatives telles que de nombreuses cérémonies et plates-formes ou des consensus seront sûrement retenus. La plus importante de ces plates-formes est la conférence internationale « AFRICA 21 », qui se tient actuellement à Yaoundé – Cameroun du 18 au 19 Mai 2010, où les participants devront se pencher sur les défis et les opportunités de l’Afrique. En tant qu’agence de développement, notre organisation qui œuvre depuis près de 13 ans dans la création et l’accompagnement des initiatives locales, pouvant permettre au populations impliquées d’accroître leur niveau de vie tout en préservant les valeurs écologiques, a participer à ce grand rendez-vous. Nous évoquons dans le présent article, quelques défis majeurs liés aux changement climatiques en Afrique et espérons que les membres du comité de « AFRICA 21 » prendront cela en compte lors de leurs délibérations.

Aperçu sur les changements climatiques en Afrique :

En Afrique, les principales activités génératrices de revenus sont essentiellement rurales (agriculture, élevage, pêche, etc…). L’on observe de façon générale la variation des températures et du déplacement des saisons Régularité des Inondations, de la sécheresse, de la désertification (qui touche 46% du continent et affecte 485 millions d’africains). Il existe également le crucial problème d’assèchement des cours d’eau (le lac Tchad est passé de 25 000 km² en 1960 à 1 500 km² en 2000) influençant la production de l’énergie hydro-électrique.

Vulnérabilité de l’Afrique sub-saharienne liée a l’impact des  changements climatiques

Selon le quatrième rapport d’évaluation du Groupe Intergouvernemental des experts sur l’évolution du climat (GIEC)  établi  en  2007,  l’Afrique  est  l’une des régions les plus vulnérables aux changements climatiques. Cette situation est aggravée par la pauvreté, l’accroissement rapide de la population,  l’accès réduit aux financements des  nouvelles  technologies  de l’information  et de la communication (NTIC), la dégradation de l’environnement, les catastrophes naturelles et les conflits divers. Ces considérations réduisent les capacités d’adaptation de la  région tout  en augmentant sa vulnérabilité  à  la variabilité climatique et aux  événements extrêmes.

Selon ce  même rapport, d’ici à l’an 2020  près de 75 à 250 Millions d’individus de la région seront exposés aux difficultés d’accès à l’eau potable, ce qui accentuera les problèmes y relatifs. Les changements climatiques auront un impact fort sur l’activité agricole, les économies nationales et les conditions de vie des communautés. Ils  vont contribuer à l’accroissement des réfugiés économiques et politiques à cause de plusieurs conflits socio économiques et politiques  qui naîtront de leur fait ;

L’Action de la Communauté Internationale  et la Participation Africaine

L’Afrique participe au  processus de la convention cadre des nations Unies sur les Changements climatiques et  les autres conventions telles  que la convention sur la Diversité biologique et la convention sur la désertification.

L’Afrique émet moins de 2% des émissions globales de gaz à effet de serre (GES) mais c’est elle qui est  la première victime du  fait de sa  faible capacité d’adaptation. Elle doit contribuer au défi qui est de réduire de 50% des émissions de GES d'ici à 2050.

La mobilisation internationale s’est  traduite par la constitution de trois nouveaux fonds destinés à aider les pays en développement (notamment ceux d’Afrique sub-saharienne) à s’adapter et à contribuer à la lutte contre les changements climatiques. Il s’agit en l’occurrence :

du fonds spécial pour les changements climatiques qui vise à financer les activités, programmes et mesures relatifs aux changements climatiques. Ce fonds doit financer des activités dans le domaine de l’adaptation, du transfert des technologies, de l’énergie, des transports, de l’industrie, de l’agriculture, de la foresterie, de la gestion des déchets, de la diversification des économies des pays en développement fortement dépendant  à  l’égard  des  combustibles fossiles ;

du  fonds pour  l’adaptation  relevant du Protocole de Kyoto.  Il  sert  à financer le renforcement des capacités pour l’adaptation aux changements climatiques et des mesures de conservation des forêts tropicales, de réhabilitation des terres dégradées, de lutte contre la désertification particulièrement en Afrique.

du fonds pour les pays les moins avancés qui doit financer un programme de travail spécifique en direction de ces pays (PMA) qui devrait comprendre les Programmes d’Action Nationaux d’Adaptation (PANA). 

Depuis Kyoto (Japon)  jusqu’à Poznan en Pologne en passant par Bali en Indonésie, la communauté Africaine revendique les prises de décision favorable pour son développement socioéconomique et durable dans le processus de la négociation du futur régime Post Kyoto qui tienne compte du principe de responsabilité commune mais différenciée afin  que  l’équité  et  l’éthique  se dégagent de ce processus de la lutte contre le réchauffement global.

Le soutien de l’Afrique au processus d’atténuation dans le cadre du Mécanisme pour le Développement Propre (MDP) du protocole de Kyoto ne lui a pas été favorable car le nombre de projets retenus en Afrique est insignifiant.

Le salut de  l’Afrique passera par  les  initiatives en  faveur de  l’adaptation communautaire à l’impact des changements Climatiques, probablement  avec l’adoption d’un fonds spécial pour l’adaptation de l’Afrique Sub-saharienne.

Quelles Initiatives politiques  Pour réduire l’impact des changements climatiques en Afrique

Subsaharienne ?

Accord final de Copenhague, 2009

Ce document de 3 pages est considéré comme peu contraignant pour les parties.

Il n'inclut pas d'objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (la cible de réduction de 50 % des émissions de GES avant 2050 a été retirée de la déclaration), mais « Tout le monde a accepté de donner par écrit les chiffres précis de ses réductions d'émissions d'ici à 2015 » ;

Il indique que la hausse des températures doit être limitée à 2 degrés Celsius d'ici à 2050. Il n'évoque plus l’Organisation mondiale de l'environnement qui aurait notamment pu vérifier la mise en oeuvre des engagements des États, et croiser ces objectifs avec ceux de la protection de la Biodiversité.

Un accord de principe porte sur l'importance des mesures visant à réduire les émissions provenant de la déforestation et de la dégradation de la forêt, et sur l'aide aux plus vulnérables afin qu'ils puissent mieux supporter les conséquences des changements climatiques[].

La menace des changements climatiques à l’échelle globale et Africaine a entraîné  l’initiation  par la communauté Internationale des Actions d’atténuation  pour les pays développés et des initiatives d’Adaptation pour les Pays en voie de  Développement. En outre, il faut que :

  • les orientations des politiques et des mesures spécifiques créent des conditions d’actions collectives à l’échelle Internationale ;
  • le nouveau régime Post 2012 garantisse  la mise œuvre effective des initiatives d’adaptation des systèmes de cultures aux extrêmes climatiques, à la protection des écosystèmes naturels notamment forestiers, pour maintenir la diversité biologique et la fertilités des sols ainsi que la capacité de fourniture de ressources énergétiques renouvelables ;

On mette en place un système de gouvernance international pour relever les priorités de l’Afrique.

Quelle adaptation aux Changements Climatiques en Afrique ?

Les principaux défis à relever sont:

  • Prendre en compte les enjeux liés au développement car La lutte contre les changements et la lutte contre la pauvreté sont indissociables ;
  • Considérer que l’adaptation n’est pas une thématique isolée, elle doit être intégrée dans tous les plans de développement au niveau des gouvernements locaux et nationaux ;
  • L’adaptation nécessite la disponibilité des fonds substantiels  pour sa mise en œuvre ;
  • D’importantes études et la recherche  en particulier  devraient être menées à  l’échelle continentale et nationale pour garantir  la mise en œuvre des initiatives efficaces d’adaptation ;
  • La  priorité doit être accordée  à  l’adaptation  communautaire  qui  réduit les coûts des catastrophes  et  s’accompagne d’un transfert de technologies propres.

Conclusion

D’importantes actions doivent accompagner les initiatives d’appui à la mise en œuvre  des  approches intégrées et globales de l’adaptation aux Changements climatiques, notamment en Afrique sub-saharienne :

·        l’implication des  communautés locales dans la définition et la mise en œuvre des plans d’action nationaux d’adaptation  (PANA) pour s’assurer des résultats meilleurs et collaborer avec les autres initiatives d’adaptation en vue d’une meilleure  intériorisation par les populations cibles et vulnérables ;

·        toutes  les futures actions doivent être soutenues par des financements, des transferts de technologies et un renforcement des capacités qui soient mesurables, notifiables et vérifiables conformément au plan d’action de Bali ;

·        la priorité doit être accordée à la diffusion des technologies d’adaptation. Ce  transfert doit bénéficier de manière équitable à l’ensemble des pays de manière adaptée selon les niveaux de  technologies ;

·        les transferts Sud-Sud selon les besoins des pays doivent être promus au-delà des transferts Nord-Sud ;

Pour ce faire, l’Afrique doit pouvoir s’arrimer à l’adaptation des systèmes  en vue d’apporter une réponse conséquente ;

 Achille TUETE
Ingénieur des Eaux, Forêts et Chasses
Programme Gestion Durable des Ressources
Naturelles - ONG Alternatives
Durables pour le Développement (ADD)

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