Gestion Durables des Ressources Naturelles

LES PROJETS DU PROGRAMME :
> PADOPF-PAF
> PAGDRN
> Un Village, un Moulin

Zone de couverture géographique

 

ZONE DE COUVERTURE GEOGRAPHIQUE
Provinces du Centre, Sud et Est Cameroun
 
CADRE D’INTERVENTION
Le Cameroun dispose de 47,5 millions d’hectares de forêts. 40% du territoire national est couvert par la forêt tropicale contre 44 % par la savane. 14% de ce territoire est alloué à la conservation tandis que les forêts de production permanente couvrent quelques 6 millions d‘hectares. Les forêts de production couvrent une superficie de 22,5 millions d’hectares dont 14 millions sont exploitables. Le secteur forestier apparaît comme l’un des principaux supports du développement économique du Cameroun avec près de 12% du PIB.
Au cours de la conférence de Rio de Janeiro de 1992 sur la protection de l’environnement et le développement, des résolutions et des conventions importantes ont été adoptées, notamment la résolution portant sur la décentralisation et la gestion durable des ressources naturelles. Le Cameroun en tant que l’un des pays ayant ratifié cette convention, a élaboré un nouveau cadre législatif  en matière de gestion des forêts.
Ainsi, la loi Camerounaise  n° 94/01 du 20 janvier 2004 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche et  que son décret d’application a pour objectif :
 D’améliorer le niveau de vie socio-économique des populations rurales en les impliquant dans la conservation et la gestion des ressources forestières.
 De mettre en valeur toutes les ressources de la forêt, en vue d’augmenter la contribution du secteur forêt dans le PIB (Produit Intérieur Brut) tout en conservant le potentiel productif
 D’assurer le renouvellement des ressources forestières par la régénération, la domestication et le reboisement des essences en vue de pérenniser le potentiel
 De dynamiser le secteur forestier en mettant en place un système institutionnel efficace et faisant participer tous les intervenants (notamment les ONG) dans la gestion de ce secteur

A l’analyse, cette réforme vise une triple finalité : une finalité  politique, une finalité socio-économique, et une finalité écologique. Au plan politique, il s’agit de traduire dans les faits, les principes de participation et de la responsabilisation des populations rurales dans la gestion des ressources forestières, à promouvoir la  démocratie locale et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources forestières. Au plan socio-économique, la réforme doit permettre à travers l’exploitation artisanale des produits forestiers ligneux et la valorisation des produits forestiers non ligneux (PFNL), d’accroître la contribution du secteur forêt au développement local et à la lutte contre la pauvreté et sur le plan écologique de garantir une gestion durable des écosystèmes forestiers.

Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté prévoit une stratégie intégrée du développement rural dont l’un des objectifs d’organiser et d’encourager les initiatives privées communautaires en faveur d’un développement respectueux de l’environnement. Le Programme National de gouvernance quant à lui, souhaite développer un climat de confiance entre le gouvernement et la société civile, l’application de manière impartielle des lois et de la réglementation devant régir la vie dans la société et la lutte contre la corruption. Le Programme de Développement Participatif qui s’inscrit dans la stratégie intégrée du développement rural du DSRP, compte développer une synergie fonctionnelle de partenariat entre les communautés à la base, l’Etat , la société civile, les ONG et les bailleurs de fonds.
 
Le PGDRN trouve sa justification dans l’environnement institutionnel décrit précédemment et constitue un outil local pour l’avancement du processus de gestion communautaire des ressources naturelles pour la lutte contre la pauvreté, au moment où il existe un grand besoin de renforcement des capacités et d’encadrement des populations dans la gestion durable des ressources naturelles. Il vient compléter d’autres programmes et mécanismes existants qui appui la décentralisation de la gouvernance forestière  et le renforcement des capacités des parties prenantes pour une matérialisation équitable des avantages durables tirés de la gestion des ressources forestières au Cameroun.

POLITIQUE D’INTERVENTION DE ADD
ADD considère la durabilité sous trois aspects : l’économique, le social et l’écologique. Toutefois, ADD agit davantage sur l’aspect écologique et économique sans pour autant oublier l’aspect social. Pourquoi ?
• Premièrement la composante écologique occupe une place de choix dans le contexte du développement : une grande partie de la population du Cameroun vit en milieu rural et dépend ainsi indirectement de la nature ; dans ces conditions, les problèmes écologiques deviennent des questions de survie
• Deuxièmement, les problèmes d’environnement ont pris une dimension telle qu’ils mettent la survie de l’humanité elle-même en question (effet de serre, destruction de la couche d’ozone, destruction des forêts, destruction de la biodiversité,…). De plus les possibilités de réagir financièrement à ces problèmes globaux de l’environnement sont limitées. Il est vrai que la dimension et l’urgence du problème sont acceptées en général, mais cette reconnaissance n’entraîne pas les réactions de  portée et d’efficacité suffisantes que l’on est en droit de s’attendre.
• L’aspect écologique menace d’être en partie oublié dans le concept global du développement durable, malgré qu’il trouve son origine dans le souci de l’environnement. La raison est que les transformations de nature économique et sociale sont plus faciles à reconnaître et à orienter, contrairement aux transformations écologiques. De plus, c’est au cours des périodes économiquement difficiles que la sensibilité écologique est soumise aux pressions les plus fortes : en cas de conflit, il est fréquent d’attribuer plus d’importance aux aspects économiques et sociaux qu’à l’écologie

• Sur le plan économique, 3 évènements capitaux sont venus à la fin de années 1980 et au début des années 1990 disloquer les logiques d’utilisation des biens naturels dans les villages et conséquemment, opérer un réaménagement des stratégies de subsistance des populations
1. la chute du prix du cacao et du café
2. la mise en œuvre des politiques d’ajustement structurel
3. la dévaluation du Franc CFA
Depuis lors, les villages sont plongés dans un contexte de dégradation générale des indicateurs de la qualité de vie (pouvoir d’achat, revenu annuel moyen d’un ménage,…). Lorsqu’on pense à la productivité d’une forêt, la première chose qui vient à l’esprit est le bois d’œuvre. La production du bois est généralement bien organisée, très palpable et les marchés sont structurés et bien établis. Pourtant, les forêts fournissent également une kyrielle de produits non ligneux tels que des plantes médicinales, les champignons, des fruits et autres qui peuvent être transformés. D’après la FAO, les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) englobent tous les biens d’origine biologique autres que le bois sous toutes ses formes, ainsi que les services dérivés de la forêt ou de toute terre réservé à un usage analogue. Ces PFNL revêtent une importance capitale aussi bien pour l’Etat que pour les populations. Leur  valeur marchande n’est plus à démontrer car il constitue une source importante de revenus tant en Afrique Centrale qu’au Cameroun. L’exploitation des Produits Forestiers Non Ligneux fait vivre des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde. L’étude de marché menée au Cameroun en 1996 par les chercheurs du CIFOR montre que plus de 1500 Bayam-Sallam sont engagés dans la vente des PFNLs au Cameroun, et que la demande sur le marché est de plus en plus croissante. Mais dans plusieurs communautés, ils sont sous exploités. Dans certains cas, les populations utilisent considérablement ces produits mais leur valeur marchande est basse. L’une des difficultés des petits producteurs qui cherchent à commercialiser les PFNL procède généralement de la relative complexité des marchés par rapport à ceux du bois et à ceux des produits agricoles traditionnelles. Beaucoup de PFNL sont écoulés sur les marchés qui tendent à être minuscules et dispersés. Les acheteurs imposent différentes normes de contrôle de qualité et les conditions légales requises (création d’une forêt de particulier, achat auprès de l’administration d’un droit de prélèvement des PFNL, obtention d’un permis spécial d’exploitation) pour être habileté à commercialiser les PFNL contribuent à rendre complexe les marchés des PFNL et leur commercialisation par les communautés rurales.

VISION
Une gestion participative et durable des ressources forestières peut jouer un rôle majeur dans le développement socio-économique, en contribuant notamment à réduire sensiblement la pauvreté  des communautés dépendantes de leur environnement forestier

OBJECTIF GLOBAL DU PGDRN

Améliorer la participation des communautés riveraines dans la gestion durable des ressources naturelles à travers une augmentation de leurs capacités, afin qu’elles contribuent activement à la réduction de la pauvreté

OBJECTIFS SPECIFIQUES
 Renforcer, par l’accompagnement d’initiatives locales, les capacités techniques et professionnelles des communautés riveraines afin de faciliter la gestion communautaire des ressources naturelles et de soutenir leurs efforts pour une participation active dans la gestion des forêts
 Renforcer les capacités organisationnelles et techniques des organisations à base communautaires actives et promouvoir des liens institutionnels solides entre elles
 Rendre accessible les données relatives au secteur forêt aux communautés riveraines 

AXES PRIORITAIRES D’INTERVENTION
 Foresterie et Environnement
 Agriculture durable et élevage
 Eau et Assainissement

MODE D’INTERVENTION
Approche participative basée sur l’implication des acteurs/bénéficiaires dans la définition des problèmes, la hiérarchisation des besoins, la recherche de solutions et la mise en oeuvre des actions

STRATEGIE D’INTERVENTION
• Diffusion des informations
• Renforcement des capacités organisationnelles et techniques
• Lobbying et plaidoyer
• Mise en réseau
• Partenariat et dialogue
• Prévention/gestion des conflits

ACTIVITES
• Création de coalition
• Accompagnement de projets
• Etudes de terrain
• Consultations

RESULTATS RECHERCHES
• La participation active des populations rurales est accrue dans la planification et la gestion durable des écosystèmes
• Les initiatives de développement mise en place sont respectueuses de l’environnement et assure le renouvellement des ressources
• Les ressources financières générées par la gestion durable de ressources naturelles sont accrues et permettent aux parties prenantes d’entreprendre des actions de développement local  

POPULATIONS CIBLES
• Communautés riveraines
• Organisations de la société civile (GIC, Association, Coopérative, OSC)
• Des intermédiaires de recherche et d’informations
• Collectivités territoriales décentralisées
• Autorités traditionnelles

PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS
• Bailleurs de fonds
• Services techniques de l’Etat
• Réseaux nationaux et internationaux
• Communes

Alternatives Durables

Bienvenue sur le site de Alternatives Durables pour le Développement (ADD), ONG Camerounaise active dans la gestion des ressources naturelles, la santé communautaire, la gouvernance locale et la décentralisation.

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